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Note agro-climatique et prairies - Numéro 7

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September 18, 2026

Note agro-climatique et prairies - Numéro 7

L’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne supérieure de 3,6 °C aux normales saisonnières. Trois vagues de chaleur se sont succédé, pour un total de 53 jours. Le pays a connu un déficit de précipitations marqué, de l’ordre de 40 % à l’échelle nationale ; l’été 2026 devient ainsi le 2ème été le plus sec depuis 1959. Par conséquent, les sols ont atteint des niveaux de sécheresse inédits et étaient plus secs que la normale sur 95 % du territoire en août. Les nappes ont également poursuivi leur vidange : au 1er septembre, 61 % des points d’observation affichaient des niveaux inférieurs aux normales. Les restrictions d’usage de l’eau se sont intensifiées au fil de l’été ; aujourd’hui, c’est presque 40 % du territoire qui est en situation de crise. Replacé dans un contexte plus large, l’été 2026 se caractérise par un cumul de précipitations comparable à celui enregistré en 1976, année de référence en matière de sécheresse, mais avec des températures plus élevées.

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  1. Un début d’automne sec qui peine à relancer la pousse

    et creuse encore le déficit fourrager L’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne supérieure de 3,6 °C aux normales saisonnières. Trois vagues de chaleur se sont succédé, pour un total de 53 jours. Le pays a connu un déficit de précipitations marqué, de l’ordre de 40 % à l’échelle nationale ; l’été 2026 devient ainsi le 2ème été le plus sec depuis 1959. Par conséquent, les sols ont atteint des niveaux de sécheresse inédits et étaient plus secs que la normale sur 95 % du territoire en août. Les nappes ont également poursuivi leur vidange : au 1er septembre, 61 % des points d’observation affichaient des niveaux inférieurs aux normales. Les restrictions d’usage de l’eau se sont intensifiées au fil de l’été ; aujourd’hui, c’est presque 40 % du territoire qui est en situation de crise. Replacé dans un contexte plus large, l’été 2026 se caractérise par un cumul de précipitations comparable à celui enregistré en 1976, année de référence en matière de sécheresse, mais avec des températures plus élevées. L’été 2026 a été très éprouvant pour les prairies, les troupeaux et le moral des éleveurs. Le manque de pluie combiné aux températures records a grillé les prairies, pénalisé le développement des maïs et durablement fragilisé les bilans fourragers. Le déficit de production des prairies depuis le début de l’année atteint maintenant les 40 % en moyenne sur la France, avec des disparités régionales : d’après les estimations de terrain, le Grand Ouest, les Hauts-de-France, les Alpes et PACA parviennent tant bien que mal à limiter leur déficit aux alentours de 20 % à 30 %, tandis que le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine atteignent 40 % à 50 % de déficit. Les descentes d’estives ont été anticipées de plusieurs semaines, faute d’eau pour l’abreuvement ou de disponibilité en herbe. Les rendements en maïs ensilage sont également en berne, avec des déficits allant de 15 % à 70 % sur les parcelles ensilées très précocement début juillet. Les chantiers d’ensilage se sont faits dans de bonnes conditions, mais l’évaluation de la matière sèche a été compliquée cette année par des pertes de repères. Malgré des feuilles complètement desséchées, certains se sont fait surprendre par une richesse en sucre élevée dans la tige, ce qui a provoqué des écoulements de jus. La qualité des ensilages est moyenne à médiocre à cause d’épis peu formés et de grains peu remplis. Les semis de dérobées montrent des résultats très aléatoires en fonction des passages pluvieux de fin août. L’absence de précipitations conséquentes depuis fin août repousse la mise au pâturage des animaux jusqu’à début octobre, voire mi-octobre dans certaines régions, ce qui laisse une fenêtre de tir assez réduite avant le retour d’une météo hivernale… En fonction de la météo à venir, il sera possible de faire plus ou moins de fauches pour stocker du fourrage pour cet hiver. Le moral des éleveurs est au plus bas. Si certains ont encore du stock de sécurité pour passer l’hiver, d’autres manquent cruellement de fourrage. Les prix ont dépassé les 200 €/tonne et la disponibilité sur les marchés est très limitée. Les éleveurs redoutent que l’année 2027 ressemble à l’année 2026, ce qui mettrait en péril de très nombreuses exploitations… 2
  2. L’été le plus chaud jamais enregistré Avec une température moyenne

    de 24 °C, l’été 2026 dépasse la normale* de + 3,6 °C. Il devient ainsi l’été le plus chaud jamais enregistré, devant 2003 (+ 2,7 °C) et 2022 (+ 2,3 °C). Dans le détail, juin et juillet ont respectivement été les mois de juin et juillet les plus chauds depuis le début des mesures en 1900, tandis qu’août se place sur la 2e marche du podium, derrière août 2003. La différence par rapport aux normales est encore plus marquée sur les températures maximales (+ 4,8 °C en moyenne sur l’été, contre + 3,3 °C en 2003). * Normale = moyenne de référence 1991-2020 Source : Météo-France, bilan climatique de l’été 2026 - https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout 4
  3. L’été le plus chaud jamais enregistré Trois vagues de chaleur

    se sont succédé, du 17 au 30 juin, puis du 4 au 19 juillet et enfin du 28 juillet au 19 août, pour un total inédit de 53 jours. La 1re a été la plus intense jamais enregistrée. 40 % du territoire a atteint le seuil de 40 °C. Elle est inédite par sa précocité. Lors de la 2 e, les températures sont restées très élevées de jour comme de nuit. La 3e est la plus longue jamais enregistrée, à égalité avec celle de juillet 1983, mais d’une intensité et d’une sévérité bien plus importantes. Source : Météo-France, bilan climatique de l’été 2026 - https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout 5
  4. Un déficit de précipitations quasi généralisé À l’échelle nationale, le

    déficit de précipitations sur l’été 2026 atteint environ 40 % par rapport à la normale*. Il s’agit du 2e été le plus sec derrière 1962 (déficit de - 50 %) mais devant 1976 (déficit de 35 %). Alors que le printemps puis le mois de juin étaient déjà déficitaires (respectivement - 30 et - 50 %), le mois de juillet a affiché un déficit de 50 et 70 %. Le mois d’août a été marqué par des orages souvent violents après le 15, portant le cumul mensuel à un niveau de déficit de seulement 10 % à l’échelle nationale, mais avec d’importantes disparités régionales. Très peu de précipitations ont été enregistrées sur la première quinzaine de septembre. * Normale = moyenne de référence 1991-2020 Rapport à la moyenne mensuelle de référence 1991-2020 du cumul des précipitations Juin Juillet Août Source : Météo-France, bilan climatique de l’été 2026 - https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout ; Bilans climatiques de juin, juillet et août 2026 https://meteofrance.fr/actualite/publications/2026-les-bilans-climatiques ; https://meteofrance.com/actualites/apres-la-chaleur-secheresse-et-danger-feux-en-ce-debut-dautomne 6
  5. Une situation qui a concerné une grande partie de l’Europe

    L’été a été exceptionnellement chaud et sec sur l’Europe de l’Ouest et une grande partie de l’Europe centrale, avec des conséquences sur les cultures estivales et les prairies. Le numéro de fin août du « JRC MARS bulletin », qui fournit des informations sur les conditions de culture et des prévisions de rendements dans l’UE, prévoit des rendements inférieurs de 14 % par rapport à la moyenne des 5 années précédentes pour les cultures de printemps au niveau de l’UE. Le rendement moyen des cultures d’hiver est de l’ordre de la moyenne des 5 dernières années. Concernant les prairies, le bulletin précise que « l'état des prairies s'est nettement détérioré dans une grande partie de l'Europe occidentale et centrale, où la chaleur et la sécheresse persistantes ont considérablement réduit l'accumulation de biomasse et la disponibilité de l’herbe, suscitant des inquiétudes croissantes quant à l'approvisionnement en fourrage. Les conditions sont restées plus favorables dans le nord et dans certaines régions de l'Europe orientale, tandis que les prairies de la région méditerranéenne sont pour la plupart entrées en dormance saisonnière. » Source : JRC MARS Bulletin, Crop monitoring in Europe – August 2026. https://joint-research-centre.ec.europa.eu/monitoring-agricultural-resources-mars/jrc-mars-bulletin_en 7
  6. Les sols à un niveau de sécheresse inédit Conséquence du

    déficit de précipitations et des températures élevées, la sécheresse des sols s’est accentuée tout au long de l’été. L’indicateur national de sécheresse des sols a atteint début juillet des niveaux inédits pour un mois de juillet, et des records absolus début août. Les pluies de la seconde quinzaine ont permis une légère amélioration. En moyenne sur le mois d’août, les sols étaient plus secs que la normale* sur 95 % du territoire, et proches de la normale sur les 5 % restants. Du fait de l’absence de pluie sur la première quinzaine de septembre, l’indicateur national de sécheresse des sols affiche aujourd’hui des valeurs inédites pour une mi-septembre dans de nombreux départements. au 31 juillet 2026 Indice d’humidité des sols au 31 août 2026 * Normale = moyenne de référence 1991-2020 Source : Météo-France, bilan climatique de l’été 2026 - https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout ; Bilans climatiques de juin, juillet et août 2026 https://meteofrance.fr/actualite/publications/2026-les-bilans-climatiques ; https://meteofrance.com/actualites/apres-la-chaleur-secheresse-et-danger-feux-en-ce-debut-dautomne 8
  7. Conséquences sur l’état des nappes d’eau La vidange des nappes

    s’est poursuivie tout au long de l’été. D’après le BRGM, au 1er septembre « la situation des nappes reste majoritairement dégradée en lien avec le déficit de pluie efficace du mois d’août et avec la demande en eau encore importante pour les différents usages. 90% des niveaux des nappes phréatiques sont en baisse. 61% des points d’observation ont un niveau en-dessous des normales mensuelles. » Source : BRGM - https://www.brgm.fr/ 9
  8. Conséquences sur les restrictions d’eau Au 17 septembre 2026, 83,3

    % du territoire était concerné par des arrêtés sur l’usage de l’eau superficielle, dont 38,7 % en niveau crise et 33,8 % en alerte et alerte renforcée. À titre de comparaison, au 17 septembre 2025, 71 % du territoire était concerné par des arrêtés, tous niveaux confondus (8,5 % en crise et 30,9 en alerte et alerte renforcée). Évolution de la surface concernée par des restrictions Restrictions en vigueur au 17 septembre 2026 concernant concernant l’eau superficielle depuis le 1er mai 2025 l’eau superficielle : eau des cours d’eau, rivières Source : vigieau.gouv.fr 10
  9. Un été « inédit dans le climat actuel » À

    l’échelle nationale, le cumul des précipitations cet été est du même ordre que celui de l’été 1976. Les températures en revanche sont bien plus élevées. D’après le bilan de l’été publié par Météo-France, il s’agit d’un été exceptionnel dans le climat actuel, mais qui « préfigure les étés auxquels nous pourrions être confrontés à l’avenir. » Il reste chaud et sec par rapport aux projections pour une France à +2,7 °C (horizon 2050), mais beaucoup plus courant dans une France à + 4 °C (horizon 2100). Des étés encore plus chauds et secs pourraient se produire, d’après les projections climatiques rassemblées dans la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique. * Normale = moyenne de référence 1991-2020 Source : Météo-France, bilan climatique de l’été 2026 - https://meteofrance.com/presse/bilan-climatique-de-lete-2026-juin-juillet-aout 11
  10. Les tendances pour le prochain trimestre D’après le bulletin de

    Météo-France, le scénario « Plus chaud que les normales de saison » est le plus probable pour le trimestre septembre-octobrenovembre. Il s’agit d’une probabilité à l’échelle du trimestre qui n’exclut pas la possibilité de passages plus frais. Concernant les précipitations, un scénario plus pluvieux que la normale est le plus probable sur les régions de l’Ouest, avec toutefois une confiance modérée. Aucun scénario n’est privilégié sur le reste du territoire. ? Les prévisions saisonnières, qu’est-ce que c’est ? La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et, pour la température, meilleures en hiver qu'en été. Source : Météo-France - https://meteofrance.fr/actualite/publications/les-tendances-climatiques-trois-mois 12
  11. Prévision du cumul des précipitations : l’outil Aléa pluie L’outil

    Aléa Pluie permet d’accéder aux probabilités d’atteinte des seuils de 10, 15 ou 30 mm cumulés dans les 7 prochains jours ou pour les 7 jours suivants. La mise à jour est quotidienne. 13
  12. Auvergne Une reprise de la pousse qui se fait attendre

    ! L'Auvergne, à l'image du reste du pays, a subi des vagues de chaleur successives et intenses dès la seconde moitié du mois de juin, puis tout au long de l'été. Des records de températures maximales ont été battus dans quasiment toutes les stations de la région. La totalité des troupeaux sont affouragés ou sont rentrés en bâtiment depuis juillet. Le retour des pluies en août a été bref et a entraîné un léger reverdissement des prairies. Par conséquent, la pousse de l’herbe est au ralenti voire à l’arrêt quelle que soit l’altitude. Sur les parcelles les plus arrosées, les volumes ne sont pas encore suffisants pour envisager un pâturage. En zone d’altitude, la repousse risque de ne pas être suffisante avant le retour des premières gelées. L’intensité de la sécheresse a provoqué des dégâts sur les prairies qui sont encore difficiles à évaluer vu la faible reprise. Ces dégâts ont pu être amplifiés par le surpâturage des animaux. Sur les prairies permanentes, le potentiel risque d’être pénalisé sur le long terme. Il faudra être patient. F M A M J J A S O N D Auvergne Les rares pluies ont permis à certains d’être opportunistes avec des dérobées, ici du sorgho En ce qui concerne les maïs, à part pour des semis tardifs en altitude, les stades de récoltes sont atteints depuis fin août. En fonction de la date de semis, de la profondeur des sols, de la précocité et de la pluviométrie autour de la floraison, les rendements sont très hétérogènes. Mais dans la plupart des cas, ils sont très faibles. Certains éleveurs ont profité des quelques pluies pour tenter des semis de dérobés (colza fourrager, sorgho). Ils ont réussi à lever mais le manque de pluie depuis début septembre pénalise leur développement. La sécheresse automnale qui s’installe empêche les semis ou sur semis de prairies. Selon le niveau de report de stock des années précédentes et l’anticipation des achats dès la fin du printemps, le besoin actuel en stock peut être différent. De plus, il y a un manque de disponibilité des fourrages et à des prix élevés. La situation devient inquiétante car pour les éleveurs la reprise automnale s’éloigne de plus en plus !! 2027 sera une année sans aucune marge de sécurité ! B.DELMAS – Idele 15
  13. Rhône-Alpes En Savoie Mont Blanc, une situation très hétérogène L’été

    a été marqué par de fortes chaleurs et une pluviométrie très hétérogène. Dans l’avant-pays, les orages ont été très localisés avec des différences de l'ordre de 0 à 90 mm d'eau à parfois 10 km de distance durant l’été. Les secteurs arrosés ont pu rester verts, mais sans réelle dynamique de pousse. Ailleurs, les prairies ont grillé, avec des situations parfois plus difficiles qu’en 2022. Les pluies de début septembre, comprises entre 10 et 50 mm selon les secteurs, ont permis quelques reprises et parfois des 3èmes coupes. Mais le « second printemps » habituel n'est pas au rendez-vous et les prairies restent globalement trop peu dynamiques. En montagne, la situation aussi est très hétérogène : la plupart des durées d’estive ont été écourtées par manque de ressource fourragère. Certains secteurs manquent cruellement d’eau depuis avril comme en HauteMaurienne, alors que d’autres ont moins souffert comme dans le Beaufortain. F M A M J J A S O N D Rhône-Alpes Les alpages étaient secs cette été, l’herbe et l’eau ont manqué Aucun éleveur n’a été épargné et la recherche de fourrage est aujourd’hui généralisée, surtout pour les regains. Pour le maïs comme pour les prairies, les situations sont très contrastées : certains secteurs enregistrent des pertes très importantes, tandis que d’autres sont proches de la normale. Pour les prairies naturelles, les premières estimations font état de - 20 % sur les foins et - 50 % sur les regains, contre - 20 à - 30 % sur les prairies temporaires. Pour le maïs, les pertes aussi présentent de très fortes disparités. Pour pallier cette situation, l’achat de fourrages a principalement été mobilisé. Des cultures dérobées, notamment sorgho et moha, ont également été implantées mais avec des résultats très variables selon les secteurs. Le report de stocks issus des récoltes 2024 a permis de sauver certaines exploitations. Du côté des animaux, une baisse de production a naturellement été observée. Lorsque c'était possible, certains éleveurs ont mis en place des systèmes de ventilation ou de brumisation pour limiter l'effet des fortes chaleurs. S.SCHETELAT - Idele Les éleveurs sortent de cet été épuisés et démunis. Ceux qui ont anticipé dès le mois de mai en achetant des fourrages s'en sortent mieux, tandis que la situation est encore plus difficile pour les exploitations dont l'autonomie fourragère est fragile. Il y a du moins pire selon les secteurs, mais globalement tout le monde est perdant. Les fourrages manquent partout, surtout du regain. Le mois de septembre va être déterminant pour la suite, il est pour l’instant trop peu pluvieux. 16
  14. Rhône-Alpes Dans la Drôme et l'Isère, un mois de septembre

    très sec Septembre est le 6ème mois de 2026 avec un épisode de sécheresse. Contrairement à 2003, les pluies de 2026 ne sont pas assez abondantes : la pousse des prairies naturelles et des prairies temporaires n’a pas encore redémarré dans de nombreux territoires. Du 1er juin au 31 août, les pousses observées sont de 11 kgMS/ha/jour en plaine, 7 kgMS/ha/jour en piémont et 14 kgMS/ha/jour en montagne, soit respectivement une réduction de 62 %, 58 % et 11 % par rapport à la référence 2011-2025. Entre la 20ème et la 37ème semaine de 2026, le déficit hydrique climatique s’est creusé de 500 à 600 mm en Plaine, Piémont et Terres Froides. Si les pluies n’arrivent que fin septembre, le creux d’automne va s’ajouter au déficit fourrager déjà constaté. Les quantités de pluie sont trop faibles pour un redémarrage rapide des prairies naturelles mais elles n'ont pas pénalisé les sorghos fourragers et les luzernes, qui ont permis de sécuriser certaines exploitations. F M A M J J A S O N D Rhône-Alpes Le pâturage de sorgho sécurise les systèmes dromois Cependant, la tendance générale est à la consommation forte des stocks et nécessite de prévoir des cultures fourragères annuelles productives pour reconstituer les stocks dès avril mai 2027, à semer dès octobre 2026 : Ray Grass d’Italie, trèfles annuels, méteils fourragers. Bulletin Pâtur’RA 17
  15. Bourgogne, Aube et Loiret De éleveurs inquiets et fatigués en

    raison d’un travail difficile au cours de cet été dévastateur L’été 2026 a été une année exceptionnellement précoce, chaude et sèche. Le déficit hydrique s’est installé dès le printemps et s’est ensuite aggravé : de mai à août, il est autour de 100-150 mm par rapport aux références. À cela s’ajoutent des températures très élevées qui ont dépassé 35 °C en journée pendant plusieurs jours, avec des nuits restant parfois au-dessus de 25 °C. À titre d’exemple, de mai à août, la commune de Tonnerre (89) a connu 33 jours avec des températures supérieures à 30°C. Un vent régulièrement chaud et desséchant a également fortement augmenté l’évapotranspiration. Une grande partie du territoire a bénéficié de 30 mm de pluie fin août, couplés à des températures plus douces. Les prairies ont reverdi, mais sans contribuer à une véritable reprise de la pousse. Les prairies temporaires et naturelles n'ont pas produit de repousses après la 1re coupe. Les rendements sont donc inférieurs de 30 à 40 % par rapport à la normale. Les prairies naturelles sont résilientes et si aucun surpâturage n'a été associé à la sécheresse, elles devraient repartir à l’automne. En Saône-etLoire, les prairies ont subi à la fois l’absence de pic de pousse printanier et l’absence de pousse estivale. Les luzernes n'ont produit qu'une seule réelle coupe cette année, les 2èmes et 3èmes coupes étaient des fauches de nettoyage. Le rendement global actuel se situe entre 3 et 4 tMS/ha (soit 50% par rapport au rendement habituel). Les semis de dérobées estivales n’ont pas été réalisés dû au manque de pluie. Les éleveurs ont prévu de semer au printemps prochain. Les rendements de maïs ensilage sont inférieurs de l’ordre de 50 %, voire 60 à 80 % par endroits. En élevage laitier, il va falloir jusqu’à 2 ha pour obtenir le volume de fourrage habituellement produit par 1 ha. La qualité devrait également être très hétérogène. Dans les situations les plus défavorables, les épis sont très petits voire absents. Beaucoup de maïs auront moins de 15 % d'amidon. L’affouragement des animaux a été nécessaire à partir du 1er juillet en Saône-et-Loire, soit six à huit semaines plus tôt qu’habituellement. On observe donc une consommation des stocks extrêmement précoce cette année. F M A M J J A S O N D Bourgogne Affouragement des animaux au champs pendant l’été Collard – Alysé Le retour des pluies est fortement attendu par les éleveurs qui ont le sentiment de ne plus parvenir à reconstituer de marge de sécurité entre deux aléas. Les impacts sur les performances des animaux se font également ressentir. Les laiteries de Saône-et-Loire et de l’Ain ont constaté des baisses de volumes de 10 à 15 % au plus fort de la canicule. En élevage allaitant, un nombre inhabituel d’avortements à des stades avancés de gestation sont relevés. Les faibles stocks associés aux faibles opportunités d'acheter du fourrage de qualité à des prix raisonnables inquiète (170 €/t de foin, 3 000 €/ha de maïs sur pied). Les éleveurs actionnent donc des leviers d’adaptation : augmentation des surfaces fauchées au printemps, affouragement au pâturage, ensilage de maïs initialement destiné au grain, achat de fourrages sur pied, achat de coproduits (telles que les pulpes de betteraves surpressées ou le corn gluten, mais les volumes disponibles restent faibles), adaptation des rations, sevrage anticipé des veaux ou, à l’extrême, ajustements d’effectifs. Les éleveurs sont dans l’incertitude sur la capacité à nourrir les troupeaux pendant tout l’hiver 2026-2027 et plus globalement sur la trésorerie de leurs exploitations. 18
  16. Franche-Comté Des éleveurs inquiets de manquer de fourrages pour passer

    l’hiver Cet été, les températures très élevées, avoisinant les 40 °C sur certaines périodes, ont été couplées avec l’absence de pluies significatives. Quelques épisodes orageux ultra localisés ont été recensés, sans impact réel sur les productions. Le redoux ainsi que les épisodes pluvieux de la fin du mois d’août ont permis de faire reverdir les prairies. Un gros orage dans la vallée de l’Ognon a créé des dégâts de grêle considérables début septembre. La fraicheur nocturne de ces derniers jours, couplée à la rosée du matin, a fini de faire reverdir les prairies en suivant un gradient en fonction de l’altitude : un reverdissement plus marqué s’observe sur les plateaux supérieurs et la montagne, avec un minimum de pâturage possible et quelques surfaces fauchées en 2ème coupe. En secteur de plaine et premiers plateaux, le reprise de l’herbe est pour l’instant plus limitée. Les prairies semées à l’automne 2025 ou au printemps 2026, mais aussi les luzernières et les vieilles prairies temporaires, ont énormément souffert des chaleurs estivales : perte de densité, présence de sol nu, difficultés à se relancer. La plupart des éleveurs envisagent, à minima un sursemis, voire une rénovation totale. Certains éleveurs ont stoppé le pâturage et rentré les animaux avec mise en place d’une ration hivernale. D’autres ont déplacé les animaux sur une parcelle parking. Les plus inquiets sont les éleveurs avec des cahiers des charges AOP/IGP. A l’heure actuelle, aucune dérogation n’est prévue pour aider ces éleveurs à trouver des alternatives pour alimenter leurs animaux. Les bilans fourragers, à date, sont de - 20 à - 25% pour l'hiver avec des reports de stocks plus ou moins importants selon les exploitations. En Haute-Saône, à dires d’éleveurs, les rendements en foin sont 25 à 50 % endessous des années moyennes. La plupart des maïs grains ont finalement été récoltés en ensilage pour assurer un minimum de volume. Il risque donc d’y avoir un gros manque en maïs grain pour cet hiver. Les rendements sont 25 à 50 % inférieurs aux moyennes. La productivité des animaux est également impactée. Toutes les filières connaissent des problèmes de reproduction. Les ovins qui désaisonnent n’ont pas pu mettre à la reproduction leurs animaux en juin. F M A M J J A S O N D Franche-Comté Les prairies du Doubs ont grillé cet été S.SCHETELAT - Idele Les vaches ne reviennent pas en chaleur. La filière caprine observe une petite baisse de production mais pas de perte d’état. Certains éleveurs espèrent pouvoir réaliser une coupe d’enrubannage à l’automne pour renflouer les stocks. Certains envisagent de réduire leur troupeau en vendant les réformes et les jeunes animaux plus rapidement. La flambée des prix des fourrages (280 €/t de foin, plus de 150 €/t de paille) rend les achats compliqués. Les quantités de coproduits disponibles à l’achat sont faibles. 19
  17. Bretagne Les prairies bretonnes reverdissent mais ne repoussent pas La

    Bretagne a traversé un été comme elle n’en a jamais connu. Elle a été frappée par la vague de chaleur très intense de juin ainsi que par les suivantes, mettant à mal les prairies comme les troupeaux. Le déficit de production des prairies s’est creusé au cours de l’été. S’il atteignait 8% début juillet, il a dépassé les 20% à la fin août à l’échelle régionale. La situation est très préoccupante sur les zones humides et intermédiaires, habituées à une sortie au pâturage continue de fin mars à fin juin. Les zones séchantes sont elles moins impactées parce que plus habituées à gérer ce type d’aléa. La reprise de pousse est très hétérogène en fonction des passages pluvieux de fin août mais elle reste peu dynamique, ce qui repousse la sortie des animaux au pâturage à mi-octobre si la situation ne s’améliore pas rapidement. Pour tenter de combler le déficit fourrager, les éleveurs ont semé des dérobées mais là encore la réussite est entièrement dépendante des passages pluvieux. Les ensilages de maïs ont débuté fin août et se sont terminés vers miseptembre. Les pertes s’échelonnent de 20% dans les secteurs les plus préservés (Côtes-d’Armor, Nord Ille-et-Vilaine), à 30% dans le Finistère, 0% à 40% dans le Sud Ille-et-Vilaine et jusqu’à 60% dans les secteurs les plus secs, notamment dans le Morbihan. Les pertes de rendement restent hétérogènes en fonction des dates de semis mais aussi des profondeurs de sol. La qualité est moyenne à médiocre, les épis n’étant pas entièrement formés et les grains parfois peu remplis. Afin de combler ces pertes, les éleveurs ont procédé à des échanges de fourrages en local et ont acheté sur pied du maïs grain aux éleveurs de porcs pour l’ensiler. Les tensions avec la méthanisation ont été croissantes sur l’Est de la Bretagne. L’impact sur les animaux de cet été a été conséquent : baisse de production laitière et surmortalité des vaches laitières à hauteur des épisodes de FCO. Le nouveau virus Shamonda, qui peut entrainer des malformations des veaux est également redouté. F M A M J J A S O N D Bretagne Les prairies peinent à repartir, mieux vaut patienter avant de remettre les animaux au pâturage ! S.SCHETELAT - Idele Le moral des éleveurs est au plus bas. La surcharge de travail de cet été liée au passage en ration hivernale et les conditions extrêmes ont tiré sur les corps. L’incertitude liée à leur capacité à passer cet hiver ainsi que la crainte d’une année Bulletin 2027 similaire met leurs nerfs à rude épreuve. A ce constat s’ajoute la Pâtur’RA conjoncture défavorable du moment : hausse du coût des intrants, baisse du prix du lait… 20
  18. Centre-Val de Loire Des bilans fourragers très fragilisés par les

    canicules à répétition Comme partout en France, la sécheresse et les températures extrêmes ont mis les prairies à l’arrêt cet été. Les animaux ont été affouragés à partir de rations 100% stocks à partir de fin juillet sur l’ensemble de la région mais dès fin mais sur certains secteurs. Les intercultures semées après la moisson des céréales ont souvent peu levé à cause du manque d’eau et des températures trop élevées. Les ensilages de maïs ont débuté mi-juillet dans le sud de la région sur des maïs semés début avril. Ils ont montré quelques surprises : si les feuilles paraissaient complètement désséchées, les tiges, elles, étaient encore riches en sucres. Les ensilages, à 28% MS au lieu des 32-35% recherchés ont coulé. Il a par la suite été conseillé de retarder les dates d’ensilage mais aussi de mettre une couche de fourrage sec ou de paille en fond de silo pour éviter les écoulements des ensilages pauvres en épis. Le plus gros des ensilages a eu lieu sur la première moitié d’août. Les premiers retours de rendement font état de 3 tMS/ha pour les parcelles sans grains et de 10 tMS/ha pour celles avec grains. Les niveaux de nitrates étant très élevés à la base des pieds car les maïs ne peuvent pas utiliser l’azote en pleine sécheresse, il est conseillé d’être particulièrement vigilant aux émanations de dioxyde d’azote à l’ouverture des silos. La pluie a fait son retour en août, avec 30 à 50mm tombés sur la région. Cumulée à une baisse des températures, elle a permis un reverdissement des prairies et a légèrement relancé la pousse avant l’arrivée de nouvelles conditions chaudes le weekend du 5-6 septembre. Les sorghos multicoupes ont aussi profité des pluies et seront bientôt pâturables, en étant vigilant à ne pas pâturer en-dessous de 60cm. Si les sols ont été préparés pour les semis de prairies, les conditions météo ne sont toujours pas réunies pour lancer les travaux. Les légumineuses quant à elles profitent de la pluie et de températures supérieures aux normales de saison, confirmant leur résilience, en particulier la luzerne. F M A M J J A S O N D Centre-Val de Loire La luzerne tire son épingle du jeu cette année Herbe & Fourrages Parcelle de luzerne dans le Loir-et-Cher, à gauche au 19/08/2026 et à droite au 03/09/2026 après chaulage et 60mm. 21
  19. Grand Est En attendant la pluie… Les températures exceptionnellement élevées

    enregistrées cet été, combinées à un stress hydrique extrême, ont fortement dégradé les prairies sur l’ensemble de la région. Les troupeaux ont dû être affouragés sur des parcelles de parking ou rentrés en bâtiment et conduits avec une ration hivernale. Cet affouragement prolongé depuis le début du mois de juillet fragilise fortement les bilans fourragers des exploitations. Le manque d’herbe cumulé depuis le début de l’année atteint 40% dans l’Aube, 20% en Meuse et 10% à 50% en fonction des secteurs en Meurtheet-Moselle. F M A M J J A S O N D Grand Est Production d’herbe cumulée dans les Vosges en 2026 Les quelques épisodes pluvieux survenus fin août ont permis d’amorcer un reverdissement des prairies. Toutefois, plusieurs dizaines de millimètres de pluie restent nécessaires pour relancer durablement la pousse. Compte tenu du maintien des conditions sèches jusqu’à la mi-septembre, voire au-delà, une remise au pâturage avant le début du mois d’octobre paraît difficilement envisageable. Les éleveurs sont particulièrement inquiets et réalisent actuellement de nombreux bilans fourragers afin d’anticiper les déficits à venir. Cependant, les possibilités d’achat de fourrage local restent limitées. Les quelques parcelles de maïs ensilage disponibles sur le marché sont fortement sollicitées et entrent notamment en concurrence avec la méthanisation, ellemême grande consommatrice de fourrages. À cela s’ajoutent des rendements en maïs ensilage particulièrement faibles, avec des pertes pouvant atteindre 50 % par rapport à une année normale sur la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Les maïs irrigués en Alsace ont quant à eux bien résisté et affichent des rendements corrects cette année. Dans ces conditions, certains éleveurs pourraient être contraints de vendre des animaux non finis ou improductifs afin de réduire leurs besoins en fourrage et de parvenir à équilibrer leurs bilans fourragers. Au regard des conditions météorologiques observées cette année, la luzerne apparaît comme une culture particulièrement intéressante pour l’avenir. Source : Bulletin #Herbe & Fourrages Elle a en effet mieux résisté à la sécheresse, en restant verte pendant l’été, et a rapidement repris sa production dès les premières pluies. À l’inverse, les conditions sèches de la fin de l’été ont fortement compliqué le semis des dérobées fourragères destinées à reconstituer les stocks. Les résultats sont très hétérogènes selon les secteurs et les parcelles, avec notamment des levées de colza particulièrement irrégulières. 22
  20. Hauts-de-France Ça aurait pu être pire ! L’eau a manqué

    cet été en Hauts-de-France et les fortes températures n’ont pas épargné la région. Les prairies ont toutes grillé à partir de début août puis ont amorcé un reverdissement avec le retour de la pluie dès le 15 août. Le cumul de précipitations n’est cependant pas suffisant pour pleinement relancer la pousse. Les animaux ont été affouragés un mois de plus que la normale cette année. Si certains éleveurs ont terminé les stocks de 2025 et ont commencé à entamer ceux du printemps 2026, dont le volume s’est avéré assez satisfaisant, d’autres ont encore plusieurs mois d’avance devant eux. Les luzernes ont-elles bien résisté, excepté dans des sols limono-sableux où les fortes températures ont provoqué la mort des pieds. Les éleveurs des Hautsde-France ne sont pas particulièrement inquiets. Malgré cet été record, leurs bilans fourragers restent excédentaires. Les maïs s’en sont également bien sorti cet été. Le début des ensilages a été avancé par rapport aux années précédentes, davantage en lien avec une date de semis précoce en avril qu’une évolution rapide de la matière sèche cet été, qui n’a fait gagner qu’une semaine par rapport à la moyenne. Les rendements moyens affichent une baisse de 15 à 20% par rapport à la moyenne de l’année dernière, qui était une très bonne année. Dans le pire des cas, les exploitations affichent une baisse de 30% de rendement, plus à cause du coup de vent de fin juin qu’à cause du manque d’eau et de la chaleur. Les épis se sont globalement bien développés et les maïs ensilés cette année sont riches en grains. Les principales inquiétudes des éleveurs portent davantage sur l’approvisionnement en pulpes de betteraves surpressées, qui devrait diminuer d’environ 20 % en raison d’une campagne plus difficile pour la betterave sucrière. Par ailleurs, le transfert de surfaces initialement destinées au maïs grain vers le maïs ensilage, afin de sécuriser les bilans fourragers, commence déjà à peser fortement sur le prix des concentrés. F M A M J J A S O N D Hauts-de-France Les prairies ont bien reverdi dans les Hauts-de-France O.PRUVOST – Chambre d’agriculture du Nord-Pas de Calais Concernant les troupeaux, la collecte laitière a progressé de 3 à 5% cet été en Hauts-de-France en lien avec une alimentation hivernale plus riche. Des baisses ponctuelles de production ont toutefois été constatées lors des épisodes de fortes chaleurs. Ceux-ci se sont également accompagnés d’une hausse du taux de cellules dans le lait et d’une mortalité bovine deux fois supérieure à la moyenne observée sur la même période. 23
  21. Normandie Des maïs très hétérogènes et des prairies qui reverdissent

    doucement La Normandie a elle aussi vécut l’été de tous les records. La courbe de pousse de l’herbe a atteint des niveaux historiquement bas cet été. Le déficit de production fourragère entre le début de l’année et fin août atteint 36%. Le Calvados et le Pays d’Auge sont particulièrement touchés, avec des pertes estimées à 80% entre le 22 juin et le 31 août, tandis que la Seine-Maritime est moins impactée. Le retour de la pluie fin août a permis aux prairies de reverdir mais la croissance n’est toujours pas suffisante pour envisager un pâturage dans les prochains jours. La tentation des éleveurs est pourtant grande de lâcher les animaux au pâturage sur des prairies à nouveau vertes, faute de stocks suffisants pour les nourrir. Mais cette option est délétère pour la repousse et la pérennité des prairies. Les éleveurs trouvent encore du fourrage disponible à l’achat sur le marché. Les céréaliers ont même semé des dérobées pour aider les éleveurs à équilibrer leurs bilans fourragers à l’échelle régionale. La luzerne notamment est vendue sur pied, certains agriculteurs ont réussi à faire 4 coupes cette année, démontrant là encore le pouvoir de résistance de la luzerne. Le pâturage de sorgho a pu être mobilisé par quelques éleveurs pour palier le manque d’herbe mais en fonction des passages pluvieux les résultats sont plus ou moins satisfaisants. Du côté du maïs, les ensilages ont commencé début août et se poursuivent encore mi-septembre, en lien avec des développements très hétérogènes. Les rendements sont très variables et oscillent entre 5 à 15 tMS/ha en fonction de la date de semis et de la météo locale. Les épis sont généralement à demi-fécondés. Cette année, les éleveurs ont parfois manqué de repères pour déterminer le moment optimal de récolte. L’observation du stade du grain pouvait laisser penser que la matière sèche était encore insuffisante pour ensiler. F M A M J J A S O N D Normandie Courbe de pousse de l’herbe en Normandie Moyenne 2010 - 2020 Moyenne 2026 Or, dans de nombreux cas, celle-ci s’est finalement révélée supérieure aux recommandations, conduisant à des récoltes trop sèches et, par conséquent, à des difficultés de conservation. 24
  22. Limousin Une sécheresse qui épuise fortement les stocks fourragers En

    Limousin, l’été a été marqué par des températures exceptionnellement élevées et un déficit hydrique durable, avec des précipitations rares et très hétérogènes, essentiellement sous forme d’orages localisés. Certains orages de grêle à la mi-juillet ont ravagé les cultures. Si certains secteurs ont bénéficié d’averses estivales permettant un léger reverdissement, de nombreuses zones restent fortement touchées par la sécheresse. La pousse de l’herbe s’est arrêtée très tôt, conduisant les éleveurs à démarrer l’affouragement dès juin dans de nombreuses exploitations. Les stocks hivernaux sont déjà entamés et certains éleveurs n’auront plus rien en début d’hiver. Les premières coupes de printemps étaient déjà pénalisées et les repousses estivales ont été très faibles, voire inexistantes. Les rendements en foin affichent couramment des pertes de 30 à 50 %,. De nombreux éleveurs ont dû recourir à l’achat de foin, de paille ou d’autres aliments. F M A M J J A S O N D Limousin Les prairies continuent de souffrir en Haute-Vienne (photo du 11/09) Les ensilages de maïs ont été faits plus précocement avec des rendements variables mais faibles. Certains éleveurs ont implanté des mélanges RG/trèfle derrière leurs cultures pour assurer des stocks au printemps prochain mais face au manque d’eau, les couverts n’ont pas encore levé. La situation est préoccupante et beaucoup d’éleveurs abordent l’automne avec peu de marge de sécurité. Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne 25
  23. Poitou-Charentes Un déficit fourrager historique L’été a été marqué par

    des conditions exceptionnellement chaudes et sèches, avec plusieurs épisodes caniculaires dépassant localement les 40 °C et des pluies très faibles ou limitées à quelques orages localisés. La pousse de l'herbe est restée à l'arrêt depuis juin sur la majeure partie du territoire. Dans le marais Poitevin, les canaux sont tous à sec depuis quelques semaines ce qui complique la gestion des troupeaux. Les rendements en herbe sont faibles (- 30 à 50 %) avec des deuxièmes coupes souvent inexistantes et aucune repousse estivale exploitable. L'affouragement a débuté très précocement, parfois dès la fin mai ou le début de l'été, entamant fortement les stocks destinés à l'hiver. Les maïs ensilage ont également été fortement impactés, avec des récoltes réalisées en avance et des pertes pouvant atteindre 40 à 60 % selon les secteurs, l'irrigation ou les orages reçus. F M A M J J A S O N D Poitou-Charentes Les prairies peinent à reverdir dans les DeuxSèvres après un été terriblement éprouvant Face au manque de fourrages disponibles et à l'envolée des prix, de nombreux éleveurs recherchent activement des approvisionnements extérieurs, adaptent leurs rations ou envisagent une réduction des effectifs. Dans un contexte déjà marqué par des difficultés économiques, le moral des exploitants apparaît fortement dégradé et les espoirs se tournent désormais vers un retour significatif des pluies afin de permettre les semis de dérobées et de reconstituer une partie des stocks. S.SCHETELAT - Idele 26
  24. Aquitaine La sécheresse fragilise durablement les élevages Dans les Pyrénées-Atlantiques,

    la situation reste très préoccupante après plusieurs mois de chaleur et de sécheresse. Les prairies sont majoritairement à l'arrêt malgré quelques orages localisés qui ont permis un léger reverdissement. Sur de nombreuses exploitations, la repousse est insuffisante pour être valorisée et l'absence de pluies significatives compromet toute reprise durable de la végétation. F M A M J J A S O N D Aquitaine Les éleveurs sont toujours contraints à l'affouragement et les animaux redescendent parfois des estives avec plusieurs semaines d'avance faute de ressources disponibles. Les stocks hivernaux sont déjà largement entamés. Les conséquences sur les fourrages sont importantes. Les rendements en foin accusent fréquemment des pertes de 30 à 50 %. Les ensilages de maïs ont été réalisés avec jusqu'à un mois d'avance et affichent des rendements très dégradés, généralement estimés entre -30 et -50 %. Dans certaines exploitations, du maïs initialement destiné à la récolte en grain a été ensilé afin de sécuriser les stocks. Les achats de fourrages se multiplient, dans un contexte de disponibilité limitée et de hausse des prix. Face à cette situation, les éleveurs attendent un retour significatif des pluies pour implanter des dérobées, rénover les prairies les plus dégradées et reconstituer une partie des réserves fourragères. Toutefois, les inquiétudes sont nombreuses concernant la réussite de ces implantations et la pérennité économique des exploitations. 27
  25. Occitanie Une sécheresse généralisée qui n’en finit pas Après un

    mois de juillet exceptionnellement chaud et sec, des pluies ont été enregistrées en août sur certains secteurs, essentiellement sous forme d’orages parfois violents. On estime la perte de rendement à 50 % sur l’herbe récoltée, il n’y a pas eu de repousse pour faucher des regains. Les prairies ont grillé. Elles reverdissent timidement dans les secteurs qui ont bénéficié d’orages, sans reprise significative de pousse. La situation reste très hétérogène et la reprise d’automne espérée se fait attendre. Les éleveurs vont envisager du sursemis voire du ressemis. Sur parcours, la ressource s’est avérée insuffisante cette année, on craint également des conséquences à long terme sur les années à venir. Cette situation a conduit dans de nombreux cas à l’arrêt de l’utilisation des parcours et à l’apport de fourrages complémentaires, impliquant une consommation des stocks qui vont être épuisés dès l’automne. F M A M J J A S O N D Occitanie En montagne, la sécheresse a entraîné des descentes d’estives anticipées Pour les transhumants, les descentes d’estives ont bien souvent dû être anticipées de plusieurs semaines voire mois, par manque d’eau et d’herbe. Dans les Pyrénées orientales, certains éleveurs redescendent leurs animaux en cette mi-septembre (contre novembre habituellement). Des sources se sont asséchées, ce qui a entraîné une charge de travail supplémentaire pour les éleveurs et par endroits l’impossibilité de valoriser la ressource restante. Les cultures fourragères ont également souffert. Les éleveurs qui font du maïs ont ensilé en juillet, pour des rendements très faibles et des qualités elles aussi très faibles, les grains n’ayant pas pu se développer. Les dérobées estivales (ex. sorgho) n’ont pas poussé. Certains éleveurs ont semé des dérobées d’automne ces dernières semaines, pour des résultats très variables en fonction des précipitations reçues. A. MADRID - Idele 28
  26. Pays de la Loire Les prairies reverdissent lentement mais ne

    repartent pas en production En Pays de la Loire, les sols extrêmement secs et les températures caniculaires ont plombé la pousse de l’herbe qui est restée à 0 kgMS/ha/jour depuis début juillet. Le déficit de production début juillet était déjà évalué à 33% par rapport à la moyenne et ce bilan n’a fait que s’alourdir par la suite. Le retour de la pluie fin août n’a fait qu’amorcer un reverdissement localisé des prairies mais pas un redémarrage en production. Les animaux ont été soit parqués sur des parcelles parking soit rentrés en bâtiment et nourris en ration hivernale. Pour palier au manque de fourrages, les éleveurs ont semé des dérobées après céréales, comme le sorgho. Sans eau, les levées ont été très hétérogènes et la pousse n’est réellement effective que depuis le retour de la pluie fin août. Il n’a donc pas permis de maintenir le pâturage sur la période estivale, faute de pluie, mais il pourrait permettre de relancer le pâturage sur septembre en attendant que les prairies ne prennent le relai en octobre, si la pluie revient. La plupart de surfaces de maïs grain ont été vendues sur pied pour de l’ensilage mais la concurrence est rude avec la méthanisation. Les ensilages ont commencé début juillet en Vendée dans des parcelles totalement desséchées. Pour limiter les coûts de récolte sur des maïs à très faibles rendements, certaines parcelles ont été pâturées. Le reste des ensilages a commencé vers le 10 août et se sont terminés début septembre. Les rendements sont en-dessous de la moyenne. En Mayenne, les rendements moyens sont de 3 à 10 tMS/ha dans le sud du département et de 10 à 12 tMS/ha dans le nord. Il reste quelques parcelles de maïs sur pied qui serviront à faire du maïs épi et tenter de corriger les rations hivernales. Les prairies doivent être maintenues au repos avant un retour conséquent des pluies et une bonne flambée de croissance, sous peine de pénaliser leur développement et leur pérennité. Les éleveurs risquent d’agrandir leur surface fourragère l’année prochaine pour tenter de reconstituer leurs stocks. A l’avenir, les éleveurs se posent la question de semer plus de luzerne, qui a démontré cet été une grande résilience. F M A M J J A S O N D Pays de la Loire Courbe de pousse de l’herbe en Pays de la Loire Source : Bulletin Pousse de l’herbe Pays de la Loire 29
  27. Provence-Alpes-Côte d’Azur Les éleveurs déjà outillés pour faire face aux

    chaleurs, mais fatigués de la récurrence L’été a été très chaud, même en montagne, avec des records de températures. Dans les zones de plaine, l’absence de pluviométrie a été marquée : les prairies non irriguées sont totalement grillées. En montagne, des orages localisés ont opéré dans certaines vallées, apportant un peu d’humidité, alors que la situation dans d’autres vallées a été bien plus catastrophique. À partir de fin août, les pluies orageuses localisées ont permis un rafraîchissement des températures et un reverdissement des parcelles. Les éleveurs craignent que certaines espèces prairiales sensibles aux chaleurs ne repartent pas, clairsemant les prairies. À date, le couvert est toujours assez bas. En alpages, les principales difficultés sont liées à la disponibilité de l’eau. Les ressources végétales étant également impactées, les animaux redescendent progressivement depuis début septembre (au lieu de mioctobre). Néanmoins, la plupart des éleveurs possèdent des parcelles supplémentaires pouvant être mobilisés en inter-saison les années de disette comme cette année, ainsi que du stock de fourrage assez conséquent (jusqu’à un an d’avance dans certains élevages), ce qui apporte un peu de sérénité aux éleveurs pour passer l’hiver. À date, ils n’ont pas encore tapé dans leurs stocks. Néanmoins, l’inquiétude est plutôt liée au fait que les années climatiquement compliquées s’enchaînent et la question se pose pour 2027. A contrario, les élevages non transhumants et/ou non irrigants sont plus impactés. F M A M J J A S O N D Provence-AlpesCôte d’Azur Groupement pastoral (ovins viandes) à Jausiers (Ubaye) à 2200m d’altitude au 16/07/2026 Les rendements de prairies temporaires et luzernes ont été impactés, avec des pertes de rendement de l’ordre de 40 à 50 % (malgré le maintien des 3 coupes). Les luzernières non irriguées n’ont fait qu’une seule coupe. Les baisses sont comparables sur les céréales. En revanche, la paille est quasi inexistante, l’approvisionnement risque d’être compliqué. Les méteils ont été récoltés en privilégiant le volume, au détriment de la qualité. En termes de productivité, les animaux en estives n’ont pas subi de pertes d’état. La production laitière est maintenue car les meilleures parcelles (irriguées) leurs sont réservées. En revanche, les éleveurs ayant gardé des agneaux en bergerie observent des problèmes de croissance. M.BREISSAND– CA des Alpes-de-Haute-Provence 30
  28. Faire un bilan fourrager Le bilan fourrager : un outil

    pour anticiper, Aclimel Avec des rendements de prairies affectés par la sécheresse précoce et des cultures de printemps pénalisées par cet été caniculaire, il apparaît indispensable de réaliser un bilan fourrager afin d’évaluer précisément les besoins et les stocks disponibles. Cette démarche permettra d’identifier et de mettre en œuvre les leviers les plus adaptés à l’ampleur du déficit : • • Bilan déficitaire dès cet hiver : Des actions doivent être engagées dès l’automne afin de sécuriser l’alimentation du troupeau et de tendre vers un bilan équilibré. Si ce déficit se répète depuis plusieurs années, il est également important d’engager une réflexion plus globale sur la résilience du système fourrager et son adaptation aux aléas climatiques. Bilan positif jusqu’au printemps prochain : La situation offre davantage de marge de manœuvre, mais des leviers peuvent néanmoins être activés dès cet automne afin de préserver les stocks de sécurité. Il est également nécessaire d’anticiper dès maintenant l’assolement 2027 pour permettre la reconstitution des stocks. Reports de stocks des années précédentes Lots Stades physiologiques Variations d’effectifs Besoins prévisionnels du troupeau Stocks fourragers disponibles Récoltes de l’année Achats si prévus Contribution attendue du pâturage à l’automne et au printemps suivant (tabler sur une hypothèse pessimiste) 32
  29. Ne pas se précipiter pour retourner les prairies Une prairie

    grillée n’est pas obligatoirement morte. C’est une stratégie de survie mobilisée par les plantes pour limiter leur évapotranspiration. Mais il se peut que des pieds de raygrass anglais notamment soient morts au cours de l’été, cette espèce étant particulièrement sensible au manque d’eau. Pour les prairies qui ont commencé à reverdir avec le retour de la pluie, attendre le démarrage en production avant de faire un diagnostic et de décider ou non de les resemer ou de les sursemer. 10 juillet 2025 1er octobre 2025 S.SCHETELAT - Idele 33
  30. Attendre avant de remettre les animaux au pâturage ! L’herbe

    est fragile et a peu de réserves en énergie. Il ne faut pas la pâturer pour ne pas l’épuiser en lui mangeant ses jeunes feuilles En pratique : • Si possible : continuer à affourager et attendre d’atteindre 10 cm de hauteur d’herbe Mettre des animaux au pâturage sur des prairies qui commencent à reverdir : une stratégie contre-productive ! • Sinon : pâturer les prairies temporaires (possible de les resemer) plutôt que les prairies permanentes Par la suite : maximiser le pâturage automnal, laisser les animaux dehors tant que la portance le permet. Contrairement aux idées reçues, l’herbe d’automne a une valeur alimentaire proche de celle du printemps ! S.SCHETELAT - Idele Source : Life PTD, 2020 34
  31. Ne pas mettre d’azote pour booster les prairies mais anticiper

    les apports de fumier Le facteur limitant n’est pas l’azote mais bien l’eau. L’azote du sol sera minéralisé et absorbé par les plantes avec le retour de la pluie. L’apport d’azote complémentaire serait coûteux et peu efficace. Pour autant, il peut être intéressant de profiter de ce créneau encore sec et très portant pour chauler et apporter du fumier ! Après un apport de fumier, prévoir un délai de 5 semaines avant le retour des animaux pour le pâturage. Préférez un fumier mûr de 5-6 mois qui s’émiettera mieux. Bien utiliser les effluents d’élevage sur prairie RMT Avenirs Prairies 35
  32. Sursemer pour regarnir les prairies moyennement dégradées • Sursemer =

    semer directement des espèces prairiales dans la prairie, pas une rénovation totale • Permet de boucher les trous en implantant des espèces intéressantes pour la fauche et le pâturage L’agrostis stolonifère, un frein à la réussite du sursemis • Conditions de réussite : • Attendre le retour de la pluie pour bonne germination • Avoir suffisamment de sol nu (1 assiette à dessert/m²) • Ne pas avoir d’espèces présentes qui germination des graines semées (agrostis) bloqueraient la • Sursemer des espèces agressives qui concurrencent rapidement les espèces déjà en place (raygrass hybride et trèfle violet) • Faire un pâturage un mois après le sursemis pour faire de la lumière S.SCHETELAT - Idele → Technique qui reste aléatoire et incertaine 36
  33. Resemer les prairies très dégradées • Diagnostic prairial à faire

    après le retour de la pluie pour évaluer si : • Disparition des espèces intéressantes • Apparition de trous et/ou d’espèces indésirables et peu productives/appétantes • Choisir des espèces et variétés adaptées : • Contexte pédoclimatique de la parcelle • Exploitation (fauche/pâture/mixte) • Labour ou travail superficiel du sol et semis : • Prairie seule : avant le 30 septembre • Praire sous couvert de méteil : avant la fin octobre • Au vu des conditions encore très sèches à la mi-septembre, il semble préférable d’envisager un semis sous couvert de méteil fourrager pour assurer une bonne levée et produire un fourrage complémentaire récoltable au printemps. Guide Implantation des prairies Association Francophone pour les Prairies et Fourrages 37
  34. Implanter des dérobées pour reconstituer les stocks • Les semis

    réalisés les dernières semaines montrent des résultats très aléatoires en fonction de la pluviométrie reçue ou non. • Semis pas encore réalisés, à faire avant fin septembre : • Attendre que le sol soit suffisamment réhumidifié • Bien préparer le sol • Miser sur un automne chaud qui développement des plantes avant l’hiver… permette un bon • Outil AléaPluie : probabilités d’atteinte des seuils de 10, 15 ou 30 mm cumulés dans les 7 prochains jours ou pour les 7 jours suivants. 38
  35. Faire analyser ses fourrages pour caractériser leur valeur et adapter

    au mieux les conduites alimentaires • Analyse de fourrage d’autant plus importante pour des plantes qui ont subi la sécheresse • Priorité aux animaux à plus forts besoins • Destiner les fourrages de moins bonne qualité aux animaux à moindres besoins ou pas en capacité de valoriser des fourrages de bonne qualité • Ajuster les rations, au cas par cas, en fonction des ressources disponibles et du contexte technico-économique. Exemples d’ajustement des rations : • Maïs ensilage avec peu d’amidon mais une digestibilité correcte → apporter des concentrés riches en amidon et des fourrages fibreux • Maïs ensilage avec peu d’amidon et une digestibilité médiocre → compléter avec des céréales, pulpes ou coproduits pour apporter de l’énergie. Destiner si possible ce type de fourrage à des animaux à faibles besoins Source : ARVALIS, Valeur alimentaire : qu’attendre d’un maïs fourrage récolté sans épi ? - https://www.arvalis.fr/infos-techniques/valeuralimentaire-quattendre-dun-mais-fourrage-fourrage-recolte-sans-epi 39
  36. Les fiches du mois Pour accéder à l’ensemble des fiches

    du Guide pâturage du RMT Prairies Demain : https://www.encyclopediapratensis.eu/guides-sheets/catalog/guide-paturage-liste-des-fiches/ 40
  37. Les vidéos du mois Edition spécial sécheresse 2022 - Faire

    son bilan fourrager Chambre d'Agriculture Savoie Mont-Blanc, 2022 https://www.youtube.com/watch?v=Djz7wvPBvmU Nos conseils en élevage - Le bilan fourrager un outil simple face à des situations complexes. Chambre d'agriculture de l’Aisne, 2026 https://www.youtube.com/watch?v=TXEAn2I-jHQ Quelle interculture fourragère face à la sécheresse et au déficit fourrager ? Chambre d'agriculture de l’Aisne, 2026 https://www.youtube.com/watch?v=HJpRph3if8A Pour accéder à la vidéothèque du RMT Avenirs Prairies : https://idele.fr/videotheque-rmt-prairies-demain 41
  38. Besoin de ressources sur les aléas climatiques ? ACLIMEL vous

    accompagne ! Pour accéder au site ACLIMEL : aclimel.fr 42
  39. À partager sans modération pour faire découvrir les multiples services

    rendus par les prairies ! Prairies et Biodiversité Prairies et Changement climatique https://www.youtube.com/watch?v=6QPDFpBuOUE https://www.youtube.com/watch?v=F9GdrhFmTRM Prairies humides https://www.youtube.com/watch?v=MxLGb7-rMgo Vidéos réalisées par le RMT AvenirS PrairieS 43
  40. Toutes les vidéos témoignages d’éleveurs de votre région sur le

    site du RMT Avenirs Prairies https://afpf-asso.fr/videotheque-rmt-avenir-prairies 44
  41. Note réalisée dans le cadre du RMT Horizons Prairies, avec

    l’appui financier du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Rédaction et coordination : Soline Schetelat, Aurélie Madrid, Marianne d’Azemar, Emeline Rebert, Benoit Delmas (Idele), Elise Cazeaux (Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine), Silvère Gelineau (Arvalis) Avec les remontées terrain des réseaux Chambres d’agriculture et Eliance : - Auvergne Rhône-Alpes : Pascale Faure et Géraldine Dupic (Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme), Stéphanie Lachavanne (Chambre d’agriculture Savoie Mont Blanc) et les bulletins fourrages départementaux - Bourgogne Franche-Comté : Marion Peña (Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire), Ophélie Collard (Alysé), Charlotte Huot-Marchand (Chambre d’agriculture de Haute-Saône), Jean-Marie Curtil (Chambre d’agriculture interdépartementale 25-90), gazette sur l’herbe Coop Alysé, Gazette sur l’herbe de Nièvre, gazette Herb’Hebdo (Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire), et Groupe Herbe Franche-Comté - Bretagne : Françoise Guillois (Chambre d’agriculture de Bretagne), Claire Caraës (Ferme expérimentale de Trévarez), Observatoire des Fourrages - Centre Val de Loire : Programme Herbe & Fourrages Centre-Val de Loire - Grand Est : Alizé Lescoffier (Chambre d’agriculture du Grand Est) et bulletin Herbe&Fourrages - Hauts-de-France : Gaëtan Leborgne (Chambre d’agriculture de l’Aisne) et les Herbophyles - Normandie : Maddalena Moretti (Littoral Normand) et Observatoire régional de la croissance de l’herbe en Normandie - Nouvelle-Aquitaine : Marie Escure (Chambre d’agriculture de la Charente), Inès Laird (Chambre d’agriculture interdépartementale Charente-Maritime Deux-Sèvres), Stéphane Martignac (Chambre d’agriculture de la Corrèze), Alexis Désarménien (Chambre d’agriculture de la Creuse), Marie-Claude Mareaux (Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Sainson (Chambre d’agriculture de la Vienne), Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne et bulletins fourrages des ex-régions - Occitanie : les conseillers du Groupe Métier Fourrages et Prairies et les bulletins départementaux - Pays de la Loire : Alexi Théval et le bulletin de pousse de l’herbe Pays de la Loire - Provence-Alpes-Côte d’Azur : Marie Breissand (Chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence), Claire Guyon (Chambre d’agriculture du Vaucluse), Léa Goin (Lycée agricole de Carmejane) et Sébastien Guion (Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes) 45