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Des solutions pour pâturer davantage en hiver

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October 21, 2026

Des solutions pour pâturer davantage en hiver

Retrouvez les modes d’emploi, intérêts et limites du pâturage hivernal sur 6 types de surfaces complémentaires.

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October 21, 2026

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Transcript

  1. Webinaire InnOvin Des solutions pour pâturer davantage en hiver Le

    20 octobre 2026 Camille Ducourtieux (Chambre d’agriculture de Dordogne), Stéphane Pype, Laurent Solas (Chambre d’agriculture de Saône et Loire)
  2. Six types de surfaces Les vergers Les vignes Les couverts

    végétaux Les prairies bovines Les céréales destinées à la récolte Les colzas destinés à la récolte
  3. Les intérêts pour l’arboriculteur • Des passages de broyeurs économisés

    • Les brebis consomment l’herbe de l’inter-rang et sous le rang • 1 ou 2 broyages en moins entre la cueillette des pommes et la reprise de végétation 1 ha pâturé = économie de 100 à 200 €/ha (main d’œuvre, gasoil, amortissement matériel) et 6 h de travail de broyage en moins/ha. • Des fruits tombés au sol vite mangés • Réduction potentielle du développement des champignons de conservation et de vers du fruit • Et les maladies sur verger • Les effets sur la réduction de l’inoculum de la tavelure restent à démontrer : les brebis consomment peu les feuilles, mais elles les étales et les piétinent ce qui peut accélérer leur décomposition
  4. Les points clés pour un pâturage réussi • Des animaux

    choisis et une surveillance accrue • Pas de béliers • Eviter les zones de stagnation (ex : complémentation) • Une ressource en herbe suffisante • Le risque de dégâts est majoré par temps pluvieux • Une surveillance quotidienne • Des périodes de pâturage à adapter en fonction des traitements.
  5. Calendrier de pâturage et chargement Exemples pour 100 brebis pour

    1 ha o Sur sols profonds : 100 brebis pendant une semaine o Sur sols peu profonds : 100 brebis pendant 3 jours
  6. Pour l’éleveur, une ressource en hiver • Un couvert riche

    en feuilles vertes • Des couverts d’intercultures intéressants Valeur alimentaire d’un inter-rang en décembre UFL 0,96 PDIN 109 g/kg MS PDIE 99 g/kg MS • Amélioration de la flore avec la pâture + 30% de légumineuses Attention en sol à très faible Réserve Utile, avec une ressource fourragère pauvre !
  7. Un partenariat gagnant pour le viticulteur • Un décalage du

    premier passage du travail du sol avec de l’herbe rase en sortie d’hiver : dilue la charge de travail entre mi-avril et fin mai, • Des retours positifs sur la vie du sol et sur un moindre tassement des sols, • Elles consomment le couvert jusqu’autour des pieds des vignes, • Elles mangent les feuilles mortes sur les branches et le reste des rafles, • Elles passent facilement sous les fils d’un rang à l’autre.
  8. Principaux points de vigilance > Des parcelles choisies . des

    parcelles avec une zone de repli ouverte . de l’espace entre les clôtures et les rangs pour faciliter la circulation des animaux
  9. Toxicité du cuivre : un sujet qui questionne > Des

    taux de cuivre dans l’herbe pâturée qui peuvent être jusqu’à 9 fois supérieurs au seuil de toxicité o Peu d’intoxications observées, o Au moins 50 mm de pluie entre le dernier traitement et le passage des animaux, o Présence de soufre, molybdène et fer qui réduisent la sensibilité. > Sur les parcelles avec un historique cuivre lourd : réaliser des analyses sur la végétation. Problématique si Cu/Molybdène>20 mg Conseil Projet sur l’AOP Clairette de Die 17
  10. Des fourrages de bonnes valeurs alimentaires • Les couverts végétaux

    : 0,9 UFL, 100 g de PDI par kg de matière sèche Peu de problème sanitaire
  11. Des charges de mécanisation et du temps de travail en

    moins Economies : o environ 45 €/ha par rapport à un broyage, o temps économisé (1/2 h par hectare)
  12. Un exemple de pâturage sur prairie permanente • 100% de

    pâturage : pas d’apport de foin et de concentré • Chargement global de 4 brebis / hectare mais avec un chargement instantané important lié à la pratique du pâturage tournant
  13. Les enseignements de cette pratique • De l’herbe de qualité

    0,9 à 1,1 UFL 90 à 110 g de PDI • 600 kg de matière sèche / ha consommée en hiver par les brebis sans modifier la conduite du pâturage des bovins • À condition de terminer le pâturage en janvier ! On pénalise peu le rendement au printemps 250 kg de MS/ha en mois • Une proportion de légumineuses dans la parcelle pâturée supérieure à la parcelle non pâturée dans 3 sites sur 4 (Variabilité selon les années et les parcelles) • Sans compaction du sol liée au pâturage des brebis
  14. Les enseignements de cette pratique • + 175 kg de

    matière sèche par ha pour les prairies pâturées en hiver • Deux fois plus de légumineuses sur les prairies pâturées (28% contre 14%) • Des valeurs alimentaires de l’herbe équivalentes
  15. Pâturage des céréales : avantages agronomiques • Préconisation : Ne

    pas dépasser le stade tallage pour des rendements en grains maintenus
  16. Pâturage des céréales : avantages agronomiques • Une réduction de

    53 % de la surface des nécroses sur la deuxième feuille (F2) à la floraison : - En agriculture conventionnelle : de 7 % de surface nécrosée à 3 %, - En agriculture biologique : de 10 % de surface nécrosée à 5 %.
  17. Pâturage des céréales : peu de biomasse • 360 kg

    de matière sèche en moyenne par ha (de 100 à 800 kg) • Exemple pour une parcelle de 10 ha et un lot de 100 brebis vides : • Séparer la parcelle en sous parcelles de 2 ha, • Deux à six jours de pâturage par hectare selon la biomasse disponible, • N’apporter ni foin ni paille.
  18. Des conditions pour ne pas diminuer le rendement • Des

    colzas robustes bien développés, parfaitement enracinés, • Un pâturage en novembre et décembre. A PROSCRIRE EN JANVIER • Consommer le limbe des feuilles, sans consommer l’apex (cœur de la plante).
  19. Des conditions pour ne pas diminuer le rendement o Chargement

    instantané 100 à 200 brebis /ha o Temps de présence de 24/48h par paddock
  20. Des conditions pour ne pas diminuer le rendement • Vérifier

    quotidiennement la parcelle et déplacer les animaux dès lors qu’une zone du paddock commence à être trop pâturée, • Eviter le pâturage en conditions humides et dans les sols hydromorphes, • Eviter le pâturage de colzas très infestés par les larves d’altises.
  21. Le partenariat éleveur-céréalier • Mise à disposition gratuite des parcelles

    : Aucune contrepartie financière ou matérielle, l’éleveur reste responsable de ses animaux. AUTORISÉ • • Mise en pension chez le céréalier : Rémunération du céréalier qui a la responsabilité des animaux (changement de parcelle, abreuvement…). Ce dernier doit détenir un numéro d’élevage. Mise à disposition avec contrepartie (financière ou matérielle) : Si le céréalier est locataire, la pratique est interdite car qualifiée de sous-location. Si le céréalier est propriétaire, risque de contentieux : les conditions se rapprochent de celle d’un bail soumis au statut de fermage. AUTORISÉ RISQUÉ / INTERDIT • Prestation de service : Rémunération de l’éleveur qui reste responsable de ses animaux. Prestation commerciale qui nécessite une immatriculation SIRET, incompatible si l’éleveur est en société (GAEC, EARL). AUTORISÉ